L'auteur du concept InfluxConnexionsNicole SERREAU BEDJAI - Principaux points - Diplôme A pris très tôt conscience que son corps était fragilisé. Sa force de caractère lui permettait de lutter, tout en acceptant ce qu’elle était. Ses premiers repères éducatifs l’avaient formatée pour lutter avec acception et faire face aux évènements de la vie. Tout en découvrant la vie, elle utilisait ce qui lui était indispensable dans l’immédiat, mais gardait en mémoire ce qui pouvait lui être utile pour l’avenir. Elle a très vite compris, qu’elle rendait services à d’autres personnes en leur transmettant les informations qu’elle mémorisait. Sa manière d’être, était « comprendre et appliquer ». Sa forte capacité pour rebondir face à ce qui lui arrivait s’expliquait peut-être par son potentiel d’adaptation et sa grande créativité. Elle trouvait toujours la solution logique, pour résoudre une situation avec le plus grand respect des êtres et des choses. Dès l’âge de 9 mois, elle se déplaçait seule debout. Elle grandissait et prenait beaucoup de
risques pour se déplacer (escalader les rochers, l’action de sauter d’un endroit à un autre etc.)A l’âge de 8 ans, elle découvre, la danse, qui est devenue une passion. Le fait de déplacer son corps harmonieusement dans l’espace, lui a fait découvrir la sensation de pesanteur et d’apesanteur qu’elle associe à un sentiment de liberté. Son enfance, et son adolescence furent marquées par des périodes ou son corps l’abandonnait. Elle resseit des difficultés ou une impossibilité pour bouger, ce qui l’a bloquée dans ses études (malgré ses facilités), puis pour son orientation professionnelle. Elle le décrit très bien dans son livre « Comment j’ai dompté ma sclérose en plaques » Sa passion pour la danse ne l’a jamais quittée, c’était son refuge, elle avait compris comment compenser ses déficiences neuro-motrices pour déplacer son corps dans un équilibre harmonieux. La compensation est instinctive, elle consiste à utiliser les muscles les plus forts pour compenser ceux qui ne le sont plus. Une maladie du dos (discopathie dégénérative) s’est manifestée à l’âge de 17 ans. Elle a subit l’ablation de deux disques intervertébraux sur sa colonne vertébrale région lombaire, à l’âge de 19 ans. Un troisième disque a été opéré à l’âge de 35 ans. En parallèle, sa maladie neurologique (sclérose en plaques), diagnostiquée très tardivement ( à l’âge de 43 ans), continuait ses attaques paralysantes. Sa vie professionnelle était toujours remise en question, cela la déprimait momentanément. Puis elle puisait dans ses ressources personnelles, en se posant toujours la même question « que puis-je exploiter en moi comme capacité pour avancer ». A l’âge de 40 ans, ses hospitalisations devenaient plus fréquentes. Le fonctionnement de l’être humain la passionnait, elle a appris la Morpho-psychologie et a obtenu son diplôme entre deux hospitalisations, en déambulant péniblement avec des cannes anglaises. Sa maladie neurologique continuait ses attaques et paralysait petit à petit tout son corps en atteignant ce qu’elle intitule maintenant « la commande volontaire ». A l’âge de 43 ans elle ne pouvait plus marcher et ses bras n’avaient plus beaucoup de force. Sa maladie a été diagnostiquée, elle était installée dans un fauteuil roulant. A l’âge de 47 ans tout son corps était paralysé, elle ne pouvait plus parler ni respirer sans assistance. Elle se questionna et se parla à elle-même « je dois rester en vie, j’ai encore beaucoup d’informations à transmettre, mais comment puis-je faire pour sortir de ce corps prison ? Vivre dans de telles conditions lui était insupportable. Elle est la deuxième d’une famille de 9 enfants. Sa mère était en sus nourrice agrée. Elle s’est souvenue des bébés qui se balançaient rapidement. Cette idée ne la quittait plus. Lorsqu’elle se trouvait en position assise dans son fauteuil roulant, elle a essayé de reproduire ce mouvement rapide de balancier en respectant l’image qu’elle avait du mouvement. Son corps était insensible et pourtant elle sentait que beaucoup de muscles fonctionnaient sans fatigue comme s’ils se stimulaient entre eux. Elle a ressenti une sensation de chaleur, qui lui faisait prendre conscience que le sang circulait et l’énergie aussi. Tout ce travail ne s’est pas fait en un jour.. Les progrès qu’elle faisait étaient remis, partiellement en questions, suite à l'évolution très fréquente de sa maladie (SEP). Les progrès étaient là, elle insista et mis 3 ans pour marcher seule sans appui et sans boiter, sur une courte distance. Lorsque que les professionnels de santé ont épuisé leur savoir faire, elle lui propose de lui enseigner ses idées, il accepta avec méfiance, car l’origine de son handicap était différent du sien. Ils ont commencé à travailler ensemble pour sa reconstruction, tant physique que psychologique. Elle a du faire appel à sa mémoire, aussi bien sur la technicité des mouvements que sur leur ressenti, car elle avait déjà créé des automatismes pour fonctionner. Il a mis deux ans pour se mettre debout seul avec appui, sans appareillage. Leurs chemins s’étant éloignés, ils ont stoppé le travail. Nicole Serreau- Bedjai a amélioré la méthodologie de son concept en concevant des mouvements pour dynamiser les chaînes musculaires et déplacer le corps dans diverses situations, le tronc commandant l'ensemble du corps. Elle a enseigné pendant dix huit années ces mouvements, à des personnes ayant des difficultés pour bouger que ce soit, suite à une maladie neurologique, un accident ou au vieillissement (arthrose etc.).
C’est en adaptant son concept à chaque cas, quelle a développé un discours pour le rendre compréhensible. Elle a fait travailler ses élèves sur la symétrie du corps pour éviter la compensation. Ce qui était très empirique s’est structuré avec méthodologie. Des outils pédagogiques ont été créés :
Le Portique, modulable, véritable outils indispensable à la pratique symétrique des mouvements, en toute sécurité. Puis, toujours dans le but de transmettre au plus grand nombre de personnes présentant des troubles du mouvement, elle a été reçue, sur sa demande, par deux médecins experts au ministère de la santé. Elle a exprimé le souhait « que son concept bénéficie d’un agrément, afin que le personnel de santé formé par ses soins, puissent l’intégrer légalement dans leur pratique. Ceux-ci lui ont conseillé de faire pratiquer un essai sur l’amélioration de la qualité de vie apportée par ce concept. Celui-ci a transmis son dossier au médecin chef de service, très investi, semble-t-il, dans la prise en charge des pathologies neurologiques de l’adulte. Malgré plusieurs relances, nous n'avons jamais obtenu de réponse. Devant le constat des anomalies du mouvement, un travail de prévention, va être mis en place. Programmes:
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